Voila plusieurs mois que je ruminais sur la consommation quotidienne de mon PC. J’avais lu un peu partout que un PC consommait entre 100 et 150 Watts en moyenne, et moi qui cherche à éviter les gaspillages inutiles, ça me tarabiscotait un brin.
Récemment, en nettoyant ma tour avec la soufflette électrique (on se refait pas quand on est un bon péquenaud bien bourrin ! ) j’ai semble-t-il du faire tourner un ventilateur un peu fort et générer un courant imprévu par le constructeur qui ma grillé une pièce qu’il me reste à déterminer. Ma belle tour à X watts/heures c’est donc retrouvé en réparation où elle attend d’ailleurs que je trouve un moment pour diagnostiquer la panne. Je me suis donc rabattu sur notre ordinateur portable… Qui possède un défaut de taille, il fait un bruit carrément supersonique. Et oui, quand on achète un ordinateur, on pense pas forcément à le démarrer chez le fabriquant. Du coup, cela devenait carrément désagréable d’aller sur internet, d’écouter de la musique ou de regarder un film (On a pas la TV, alors le PC est sacré chez nous ! ).
Il ne m’en à pas fallut beaucoup plus pour me repencher sur la question d’un PC « écologique ». Je suis donc parti à la recherche de solutions basse consommation.
J’ai découvert mon bonheur à Toulouse. Par la société Alternovia, réunissant sous la même enseigne et dans une boutique française (limitons les transports) recherche d’écologie et logiciel libre. Alternovia propose donc à ces clients une gestion écologique de leur parc informatique et des produits à faible impact dont un produit qui m’a carrément séduit vendu chez eux sous le nom Miniciné.
Il s’agit en fait d’un Giada Slim N10, que je n’avais pas découvert dans mes recherches de PC basse consommation. Ce produit peut se trouver un peu moins cher sur des sites de discount, mais pour ma part je suis ravi de l’avoir acheté à une petite structure pas si loin de chez moi qui prône l’écologie dans l’univers de l’informatique. (Je vous encourage donc si vous avez les moyens à soutenir les structures locales quitte à payer un petit peu plus cher ! ).
Vraiment petit
Cette machine est vraiment géniale au final. Grande comme un gros livre de poche, elle ne fait presque pas de bruit, du moins on ne l’entend pas fonctionner à deux-trois mètres dans une pièce silencieuse. C’est la machine la plus discrète que j’ai eu à ma possession pour le moment. Elle consomme normalement entre 20 et 25 W ( ce que j’espère vérifier un de ces quatres !). Et permet sans soucis de couvrir les besoins quotidiens d’un PC de salon. Voila quelques semaines que je la teste et pour la plupart de nos besoins quotidiens je ne vois aucun soucis. Internet, la musique et la lecture de vidéos ne posent aucuns soucis.
Je l’ai même testée pour de l’encodage vidéos. Évidement, dans ce cas précis, c’est un peu juste. J’ai essayé sur un DVD d’une heure et demi. Il lui a fallut entre 3 et 4 heures pour l’encoder en Xvid, ce qui est plutôt correct. Par contre, pour un encodage en x264 il lui a fallut une quinzaine d’heure et je ne pouvait pas regarder de film en même temps. Mais bon, vu que c’est pas vraiment un besoin quotidien, dans ce cas la on se rabat sur un gros PC consommateur qui fera ça en 4 à 6 heures. Pour le moment, il n’y a que ma collection de photos qui semble poser quelques soucis. F-Spot, mon gestionnaire de photos, chargé avec les 18000 photos que j’ai actuellement, subit vraiment quelques lenteurs. A mon avis, je vais devoir tester d’autres gestionnaires de photos pour pouvoir gérer ma collection sur ce petit PC. Mais bon.
Mon nouveau Bureau
J’ai donc par contre abandonné Debian pour l’occasion pour un retour sous Ubuntu. Déjà parce que au final cela s’installe plus vite et ensuite parce que mon scanner est reconnu et que je n’ai plus à rebrancher ma télécommande a chaque démarrage du PC.
Bref, je conseille vraiment cette machine et aussi la société Alternovia que j’ai trouvé réellement sympathique (très bon accueil !-) . Son seul défaut serait qu’elle nécessite malgré tout un vrai gros PC dans la maison si on quelques taches plus lourdes à faire (pourquoi pas basse consommation aussi). Mais pour 95% de nos besoins quotidiens elle fait vraiment l’affaire.
Il y a quelques semaines, France Inter présentait le livre de Colin Beavan, « No Impact Man ».
Colin Beavan y raconte son expérience personnelle : une année complète à jouer Mr No Impact. Mr Beavan, journaliste à New York est un citadin comme beaucoup aux USA, il vit à cent à l’heure, mange des repas tout près dans des barquettes en plastique, consomme comme la télévision nous conseille de le faire et décide un jour de vivre une année complète sans impact sur la planète. Pour se rendre compte que ça n’est vraiment pas si simple.
Il vit cette expérience avec un grand sérieux et nous raconte ces aventures et comment elles le transforme. Une année sans voiture, sans serviettes en papier, sans électricité, etc. qui opère au final une réelle révolution dans sa vision du monde. Son histoire nous amène ainsi à réfléchir sur notre vie quotidienne et il parvient à partager ces interrogations et nous fait re-réfléchir notre propre existence.
Si vous êtes intéressé par l’écologie je vous conseille donc vivement la lecture de ce livre qui se dévore et qui parvient à faire ce pourquoi il a été écrit : éveiller les lecteurs à l’écologie et à une réflexion sur le sens de notre vie.
Pascal, membre de l’association Brin de Paille m’y a invité en tant qu’intervenant car à l’époque j’étais président de l’association Icaunux, Groupe d’Utilisateur de Logiciels Libres de l’Yonne justement et qu’il voulait que je vienne présenter ce qui rapprochait la permaculture du Logiciel Libre. Seulement, la permaculture, j’en avais entendu parlé un petit peu, mais je ne savait pas vraiment ce que c’était. Du coup je me suis contenté d’aller y présenter le Logiciel Libre.
J’ai donc pu en apprendre plus sur la permaculture lors de ces trois jours. Et en effet, la permaculture et le Logiciel Libre ont des points communs et ont des raisons de s’entendre.
Cf Wikipédia : La permaculture est une sciencesystémique qui a pour but la conception, la planification et la réalisation de sociétés humaines écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables. Elle se base sur une éthique, dont découlent des principes et des techniques permettant une intégration des activités humaines avec les écosystèmes.
Au final, on se rend compte, en rencontrant tout le petit monde qui circulait sur le festival, que la permaculture semble une philosophie qui vise à regrouper toutes les bonnes idées et bonnes volontés qui permettent de proposer une alternative compléte respecteuse de notre planète et de ces habitants à notre mode de vie actuel légérement autodestructeur.
La permaculture commencerais donc par une approche individuelle de son propre comportement: réduire son impact sur la nature, partager ces connaissances, diversifier nos apports pour trouver une stabilité, transformer les problèmes en atouts en changeant notre approche,etc. Pour ensuite créer des petites communautés de permaculteurs qui regrouperaient leurs efforts en vue de pouvoir interconnecter ensuite toutes ces petites communautés pour le bien de tout ceux qui s’y plaisent.
Ce qui fait que la permaculture finie par regrouper beaucoup de choses différentes (et même parfois farfelues! :beatup:) . Par exemple, une approche efficcace et respecteuse de l’agriculture (exemple: le Petit Colibri), une recherche responsable de l’économie d’énergie (exemple: négaWatt), les S.E.L.s Systèmes d’Échange Local, des moyens de partager les connaissances et bien d’autres choses encore.
Le Logiciel Libre a donc, à mon point de vue, une place intéressante dans l’univers de la permaculture. La philosophie du Logiciel Libre prone le partage des connaissance et la liberté en général, ce qui rejoint la philosophie de la permaculture. GNU/Linux, de par sa flexibilité permet de réutiliser d’anciens ordinateurs ce qui évite le gaspillage. De plus, cette philosophie a besoin de résaux, hors la encore, pour créer des réseaux, le Logiciel Libre est un atout. La permaculture à donc tout à gagner à utiliser du Libre, gratuité et efficcacité des logiciels. Partage facilité des connaissance par les formats ouverts.
P.S.: Première écriture de cet article qui ne me plait pas encore. Je le reformulerais mieux plus tard.